Notre IEF partielle cette année de CP

2018
06.19

Version française

Au cours de certaines conversations avec des parents et des amis, on m’a souvent posé la question : “quel est votre planning” quotidien ?

Eh bien en règle générale, nous travaillons une heure par jour 4 à 5 fois par semaine.

Parfois plus, parfois moins, parfois pas.

Et certaines fois, je fais carrément un break, comme la semaine dernière : avec les conseils de classe à gogo, je n’arrêtais pas de courir entre le travail et la maison. J’aurai eu une patience proche du néant, cela n’aurait pas été bénéfique.

Je relate juste mon expérience de Maman qui a glissé petit à petit dans l’IEF partielle, pour prendre le relai par rapport à des apprentissages avec de mauvaises méthodes ou non structurés. Ce n’est pas prescriptif et si c’était à refaire, je ferai autrement : à commencer par apprendre directement à lire à mon enfant AVANT le CP

SEPTEMBRE - JANVIER inclus : LA LECTURE !

septembre, octobre, mi-novembre :

  • revoir quotidiennement le texte de l’école et apprendre par coeur ces imbuvables étiquettes. Cela nous prenait au moins 20 à 30 min.
  • Jouer avec les dés, comme demandé par l’instit.

Les 30 minutes suivantes sont réparties comme suit :

  • Mico mon petit ours tome 1, nous avançons d’abord au rythme de l’enfant, mais sommes obligés d’accélérer en raison des textes de l’école présentant énormément de phonèmes complexes.
  • Apprentissage des chiffres en français, petits calculs en allemand (cahier d’activité) -> 10 min.

Constat : au départ, une grande volonté de ma fille. Mais aussi de la fatigue, notamment lorsque les jours se sont mis à raccourcir. Nous l’avons laissé tranquille durant près de 10 jours aux congés de la Toussaint. Nous avons juste relu, 4 ou 5 jours avant la reprise, le texte de l’école quotidiennement. -> A la rentrée, ma fille s’est fait reprocher “n’avoir pas travaillé”. Elle en a pleuré. Elle a ensuite durant plusieurs mois, accepté et demandé du travail à la maison.

Néanmoins, elle avait besoin de cette coupure, même si on avait l’impression qu’elle avait “oublié” des choses.

MI- NOVEMBRE, DECEMBRE, JANVIER :

  • Mico mon petit ours tome 2.

Nous passons déjà moins de temps sur les textes imposés par l’école. Avec le bagage acquis par Mico, le textes sont déchiffrés et n’ont pas besoin d’être appris par coeur. La lecture devient plus fluide et moins hachée. Minimaus aura travaillé 10 leçons de Mico durant les congés de Noel, le matin, avant que les amis ne viennent ou que nous partions en famille.

J’ai eu l’impression de faire une course contre la montre. Nous sommes arrivés à la page 45 à la reprise en janvier. Grand bien nous fasse : la maîtresse décide à l’école de faire quelques phonèmes complexes tous en même temps, pile poil ceux que nous avons vu en plus de 10 jours… en une seule leçon. Minimaus me rapporte que “presque personne ne comprend à l’école’.

Constat : j’ai quasiment supprimé les activités en allemand qui lui tiennent tant à coeur. Je préfère miser sur Mico. On reviendra à l’allemand plus tard. Elle est un peu fâchée car je ne parle pas allemand pendant les devoirs, sauf pour “tiens, explique voir ce que tu as lu en allemand” (implacable pour vérifier si un enfant n’a pas juste repéré mais vraiment compris, héhé).

Bilan : un excellent bulletin semestriel. Des “A” partout, des remarques très positives. Avec un niveau “convenable” en calcul.

PERIODE 2 :LA DIVERSIFICATION. Aux oubliettes les textes de l’école.

A. Lecture.

Janvier sonnera le glas de Mico. C’en est fini de cette aventure si attachante. Minimaus lit couramment le Französisch.

Et l’allemand aussi d’ailleurs.

Elle ne passe que peu ou prou de temps sur les textes de l’école. Elle sait très bien lire et nous faisons notre programme à nous depuis décembre.

Nous avons appris beaucoup de vocabulaire à l’aide de Mico et veillé à ce qu’il soit maîtrisé dans les deux langues.

b. Orthographe.

J’ai acquis l’ORTH CP courant décembre. Je lui fais faire une fiche par jour. C’est certainement ce qui lui prend le plus de temps.

c. Maths

Nous avons introduit les maths à l’aide d’un fichier (je rédigerai un billet).

Ma fille s’est prise de passion pour les maths, vive la pédagogie positive !

Je vois ses progrès.

PERIODE 3 : les approfondissements.

  • A compter de mars :apprentissage de l’orthographe de mots courants.
  • En avril : achat d’un livret de problèmes CP aux éditions librairie des écoles.
  • lecture : textes de la médiathèque, de la bibliothèque de Minimaus…
  • en mai : travail de l’écriture (geste graphique).

Et … toujours cette passion pour les maths.

PERIODE 4 : Juin : fini le programme ! On se fait plaisir !!!

Ce 1er  juin, j’ai bouclé le programme de maths en tout juste 4 mois. Nous apprenons à lire l’heure et et passons aux tables de multiplications.

En lecture, nous continuons tous les jours : je vois aussi qu’il faut revoir certains sons.

Nous avons un schéma de base, mais varions aussi selon les envies (si on l’écoutait, on ne ferait que lire et des maths et du “C’est pas sorcier”).

Méthode syllabique

2018
06.17

La méthode syllabique est fort heureusement revenue massivement dans les écoles.

Il y a encore néanmoins quelques gaulois irréductibles qui persistent et signent, comme dans mon village.

Ceci dit, l’enseignante de ma fille a beaucoup de qualités. Et je préfère avoir eu une maîtresse gentille qui lui aura fait aimer les lieux, l’univers scolaire plutôt qu’une femme ou un homme dépourvu(e) de qualités humaines et relationnelles avec les enfants.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai du assurer moi-même lecture, mathématiques et même partiellement écriture (remarqué sur le tard). J’aurai franchement aimé moins de sport et plus de “basique”. Mais une fois que ma fille a su lire couramment et compris le calcul, certains des projets menés par l’enseignante autour de la nature étaient vraiment beaux et ont été un plus. Etant enseignante et connaissant bien les programmes, cette maîtresse aurait été parfaite pour le CE1 : enseignement par tâches complexes, projets, c’est à dire mettre les connaissances rapport les unes les autres comme dans la vraie vie. Mais l’enseignement des fondamentaux n’a pas suivi.

Ce qui est regrettable, c’est que l’enseignante est persuadée que la méthode globale est la bonne alors que presque tous les parents de la classe ont repris la lecture. Ce que je trouve dommage, c’est qu’au fil des discussions entre parents, personne n’osait l’avouer. C’est parce que j’ai commencé par dire avec honnêteté que cette méthode aurait enfermé ma fille dans un échec certain alors qu’elle a appris très vite à lire en syllabique - que les langues se sont déliées. Comme si c’était honteux… J’ai finalement appris que 2 parents, au courant de la méthode (conversations ou un aîné passé chez la maîtresse par le passé) ont carrément appris à lire à leur bambin avant la rentrée.

De mon côté, le démarrage de l’apprentissage de la lecture en allemand à ma fille  au mois d’août s’est avéré la meilleure idée qu’il soit…

Quelle méthode syllabique pour mon enfant ?

Ce qui m’a “sauvée”, c’est que ma Grand-Mère avait gardé mon livre de lecture de CP au grenier et qu’elle me l’a remis en août, bien avant mes recherches. Je n’y croyais pas trop, je l’ai accepté par nostalgie. Eh bien, je n’aurai pas pensé qu’il allait reprendre du service : merci Mamama !

J’ai ensuite démarré avec cette méthode “Mico mon petit ours” directement à la rentrée.

Plus tard, j’ai aussi pris le temps de feuilleter en ligne ou d’aller en magasin, en ville (oui, parce qu’ici, ce sont les champs à perte de vue !)

1. Mico mon petit ours.

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Méthode ancienne, syllabique et progressive avec en plus le mérite de créer une véritable histoire filée dès le départ.

Les critiques de la méthodes syllabiques vous diront qu’avec la syllabique, on a des textes niais. Eh bien soyons francs : ceux proposés par la méthode globale de ma fille étaient encore plus niais ! Avec le vocabulaire étoffé en moins. Entendons-nous : au démarrage d’un apprentissage, on ne peut pas d’emblée proposer la chose la plus difficile qui soit.

Mico est adapté à des enfants de CP. Et l’histoire est intemporelle : Milène et son frère Bruno qui ont un chien, Capi, et des parents qui les aiment.

Dans le tome 2, les enfants partent en vacances à la campagne, chez Papie et Mamie. Un monde bucolique et rassurant.

Des petits contes sont également proposés (Grand-Mère raconte…)

Les images sont tellement vintage que c’en est empreint de poésie. Elles sont très belles et réalisées par Gerda, une illustratrice en vogue dans les années 1960.

Pourtant, j’ai appris à lire avec ce manuel à la fin des années 1980. J’ai eu de la chance : mon frère a essuyé les plâtres de la globale et l’apprentissage fut dur pour lui.

N’allez surtout pas penser que je suis refractaire à tout enseignement moderne : loin de là !

Mon bilan pour un CP 2017 :

  • ma fille a adoré les personnages,
  • nous nous sommes beaucoup identifiés aux personnages, vivant dans un milieu très rural,
  • la construction des apprentissages est progressive et très bien pensée.
  • des activités d’orthographe et dictée sont proposées en parallèle. Nous n’avons pas pu les faire faute de temps, notre IEF partielle n’étant pas extensible. Ma fille était volontaire de faire cela en plus de l’école officielle. Nous avons axé prioritairement sur la lecture et les maths.

Où se procurer Mico mon petit ours ?

Le manuel n’est plus disponible à la vente, c’est une évidence.

Néanmoins, il est téléchargeable en PDF sur le blog “Manuels anciens” au lien suivant : Livrets mico mon petit ours


2. La méthode Boscher.

Un grand classique. Ma Maman m’avait appris à lire les syllabes avec ce livret dit unique des éditions Belin (cliquer sur l’image pour consulter les éditions Belin et l’extrait feuilletable).

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Enfant, je ne l’ai pas aimé du tout. Ma Maman n’avait pas fait la totalité avec moi, juste les bases. Mais cela dépend de chaque enfant… Il faut dire que j’avais aussi plus envie d’aller jouer avec mes nounours à ce moment. Puis j’ai eu au CP une enseignante géniale qui nous a appris à lire avec Mico mon petit Ours” (voir rubrique à part).

Mon avis d’adulte : L’impression globale n’a pas tant changé depuis l’enfance, les arguments si. Je trouve Mico plus progressif et plus plaisant en raison de l’histoire filée. La méthode Boscher est une très bonne méthode, mais j’ai une préférence pour leurs autres produits comme les petits romans, les cahiers variés par thème : lecture, écriture, calcul.

Les plus de la méthode Boscher : Les petits romans “Paco le Pirate” etc… qui nous ont été prêtés. Nous avons juste veillé à ce que Minimaus ait bien vu les différentes syllabes auparavant dans Mico.

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3. Apprendre à lire avec le Bled

Cette méthode est tout à fait correcte.

Cliquez sur l’image pour être redirigé vers le site de l’éditeur et voir un extrait.

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4. La librairie des écoles. Des ouvrages de qualité.

C’est en surfant sur les sites et blogs d’IEF (instruction en famille) que j’ai découvert cet éditeur. Je cherchais d’autres ressources (maths / cahier d’écriture) et en ai profité pour jeter un oeuil sur les méthodes de lectures proposées.

Si je n’avais pas disposé de Mico mon petit ours, c’est indiscutablement l’un de ces deux ouvrages que j’aurai choisi.

Vous avez la possibilité de feuilleter le spécimen intégralement en ligne. C’est un argument également : cela évite un déplacement inutile (et le site dispose d’une boutique en ligne).

Pour ma part, c’est ce qui m’a aussi décidée à acheter certains de leurs produits : feuilleter en ligne l’intégralité du spécimen. J’ai profité d’une sortie en ville prévue pour me le procurer en librairie. Avec la ruralité, je commande assez de choses en ligne. Si je peux encore faire vivre le commerce de proximité, je n’hésite pas !

Pour ma part, j’ai une préférence vers l’ouvrage bleu “Manuel de lecture”, car après la partie apprentissage du code ( = syllabes, phonèmes), des premières histoires et contes sont proposés.

Cliquez sur les vignettes pour être dirigés vers le descriptif du produit et le spécimen feuilletable.

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Mise en garde importante :

Il existe un énorme choix de produits. Vous trouverez certainement chaussure à votre pied car je n’ai de loin pas listé tout ce qui se fait.

Les éditeurs de parascolaire l’ont bien compris : énormément de parents doivent prendre le relai à la maison : mauvaise méthode en classe, enseignants non remplacés dans le 2ndaire.

Beaucoup de méthodes du commerce et de l’étalage parascolaire se prétendent syllabique et beaucoup ne le sont pas vraiment.

J’ai feuilleté “Sami et Julie” et quelle déception : trop de sons vus d’un tenant, des phrases avec des phonèmes ou mots pas encore vus. De la globale mixte en fait !

Même constat pour “Mon gros cahier de lecture” de chez Hatier.

Apprendre à lire - comment le cerveau fonctionne-il ? Lesen Lernen und Neurologie.

2018
06.17

Voici une conférence tout à fait sérieuse.

Peut-être un peu trop d’ailleurs, j’espère ne pas en effrayer certains au passage. Mais voilà, j’ai un intérêt pour les sciences et la vulgarisation scientifique.

Le but est aussi de créer une rubrique pour les parents souhaitant se former à la didactique et la pédagogique, alors, allons-y!

Dans cette vidéo de 16 minutes, Stanislas Dehaene du Collège de France  explique en quoi les neurosciences aident  à faire avancer les apprentissages : comment fonctionne un cerveau, pourquoi on ne peut pas faire certaines choses avant un âge donné etc. Il explique aussi en quoi la méthode d’apprentissage de lecture dite globale est une erreur basée à l’origine sur des études scientifiques.

Note : l’image n’apporte rien, vous pouvez juste écouter le son en épluchant vos carottes ou passant l’aspirateur.

Conférence de Stanislas Dehaene : cliquez ici !

Conférence Stanislas Dehaenne

Intéressant pour les curieux, pas nécessaire à tout prix.

https://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/_symposium.htm

Deutsche Fassung:

In diesem Video zeigt der französische Forscher Stanislas Dehaenne inwiefern die Wissenschaft, bzw. Neurologie die Lernmechanismen erklären kann. Am Ende des Videos erklärt er auch, dass man nicht alle wissenschaftliche Beiträge pauschal nehmen muss : die globale Methode zum Lesenlernen sei ein Fehler gewesen, der ursprünglich aus der Forschung kam.

Die Bilder haben wenig Sinn, es ist die Verfilmung einer Konferenz. Leider habe ich noch nichts ähnliches auf Deutsch gefunden.

apprendre à lire : comparaison / Lesen lernen: Vergleich

2018
06.13

Voilà un peu, pour donner une idée, la différence entre l’apprentissage global en français et la méthode syllabique en allemand.

Une méthode globale propose d’emblée des textes complexes.

Die globale Lesemethode bietet sofort komplexe Silben an. Beispiel des 2. Lesetexts, wo sich die Schwierigkeiten der französischen Sprache am 2. Schultag schon anhäufen.

Méthode globale de l’école, texte à lire n° 2 : des pluriels, des sons complexes, des lettres muettes (non prononcées).

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Comment reconnaître la méthode syllabique ?

Was ist Silben- und Anlaut-Methode /die Silbenfibel? -> M+I = MI (siehe Bild).

Une méthode syllabique passe par ce qu’on appelle l’apprentissage du code. Par exemple m+i = mi et est progressive en ne proposant que des syllabes qui ont été vues au fur et à mesure des leçons.

(cliquer sur l’image pour consulter le spécimen). Le mot encadré ne relève pas de la globale : tout a été vu auparavant.

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Livret choisi par nos soins pour l’allemand. Il pourrait convenir à des CP ou CE1 bilingues.
Ici, le livre en allemand est pour les enfants maîtrisant déjà les syllabes (rappellons que c’est plus simple en allemand). Le découpage syllabique est marqué pour faciliter la lecture, les mots allemands étant beaucoup plus long.

Das deutsche Büchlein könnte auch im Rahmen der erste Klasse (bilingualer Zug) perfekt passen :

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En France, des choses similaires existent : “J’apprends à lire avec Salto”  ou les petits livrets de la méthode Boscher qui sont vraiment très chouettes (Les aventures de Paco et Séverine).

reconnaître la méthode globale - die “globale” Lesemethode erkennen

2018
06.13

Pour des parents, pas facile de reconnaître la fameuse méthode globale qui fait des ravages dans l’apprentissage de la lecture.

Surtout si à la réunion de rentrée, on vous vend la chose en disant :” un départ avec des textes entiers et on fera aussi les syllabes”.

J’avais de suite compris :  ici la globale / ou “mixte” était en vogue.

On la reconnaît ainsi :

Des mots étiquettes à apprendre par coeur, des textes que les enfants vont réciter et ne pas lire.

Et on attend l’opération du Saint Esprit  : le gamin de moins de 6 ans dans mon cas doit deviner tout seul les syllabes, très complexes !

Puis on vous collera de manière clairsemée des fiches syllabes dans un désordre le plus grand.

Ma fille qui avait compris le principe syllabique par l’allemand s’est retrouvée dès la première semaine à confondre “LAPIN” et “PAPILLON” à cause des L, A,P qu’on devait reconnaître dans sa globalité sur des étiquettes.

Voici le 1er texte : des syllabes (phonèmes complexes), des lettres muettes, des marques de pluriel : en 3 lignes on a tous les combos ! Difficile de faire pire.

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Deutsche Fassung - Méthode Globale VERSUS Silbenfibel.

Im Gegensatz zur Anlaut-und Silbenmethode geht es hier um die Wörter in ihrem Ganzen (Globalität) zu erkennen.

Wörter werden mit Hilfe von Etiketts auswendig gelernt. Und irgendwann soll der 5 oder 6-jährige selbst begreifen, wie sich die komplexen Silben in der französischen Sprache ausprechen.

Funktionniert schlecht.

Hier ein Bild vom Text der ersten Woche : komplexe Silben, alles auswendig lernen müssen, Pluralformen die nicht ausgesprochen werden. Das absolute Combo der Schwierigkeiten schon am ersten Tag.

Da hab ich es begriffen: es ist Nonsense. Wir werden üben und auswendig lernen, aber ich mache sofort eine Silben-und Anlaut Methode parallel.

Mein Kind, dass im Sommer schon auf Deutsch begriffen hatte wie es funktionniert, fand das auswendig lernen sehr mühsam.

Homeschooling. Mit oder ohne Schulbuch?

2018
06.05

Wenn man von ernstem Stoff spricht (Mathe, lesen lernen) ist es besser, wenn man mit pädagogischen Spielen, Montessori Aktivitäten oder mit einem Schulbuch arbeitet.

Warum Homeschooling MIT Schulbuch, wobei ich mein Fach OHNE Lehrbuch unterrichte ?

Weil die Perspektive genau umgekehrt ist.

Ich bin Expertin im Bereich Deutsch als Fremdsprache / Deutsch als Zweitsprache. Da brauch ich kein Schulbuch, das meistens für mein Fach von französischen Herausgebern ziemlich schlecht konzipiert ist. Ich kenne den Lehrplan, die Pädagogik, ich weiß wie man strukturiert usw. Ich entwerfe alles selbst.

Aber bin keine Mathelehrerin.

Deshalb habe ich mir Lehrbücher was Mathe und lesen lernen auf Französisch angeht, gekauft.

Für das Schreiben habe ich Material gekauft, hätte aber auch mit meinen eigenen Recherchen klarkommen können.

Jedefalls, wenn man sich in einem Fach als frischgebackenes Lehrer-Elternteil fühlt, ist das normal. Und ein Strukturiertes Buch mit einem Leitfaden und in Harmonie mit dem Lehrplan, ist oft die einfachste und beste Lösung.

Wie erkenne ich ein gutes Schulbuch ?

- das Layout spielt schon eine Rolle :-) Wenn es zu ernst aussieht, hat es keine Chance, einem 6-jährigen zu gefallen.

- die Struktur muss klar sein (Inhaltsangabe),

- es muss „Etappen“ geben / manche Dinge können gern wiederholt sein.

- die Aufgaben müssen klar formuliert sein – ihr müsst sie verstehen können und das Kind auch.

- es muss sich an den Lehrplan halten.

Instruire son enfant avec ou sans manuel scolaire ?

2018
06.04

La situation d’un parent qui se lance tout juste dans l’instruction d’un enfant (ou des enfants) selon les cas s’apparente un peu à celle du professeur débutant. Sauf qu’il n’a pas de tuteur pour l’aider dans son démarrage.

Néanmoins, j’ai pu constater que les parents IEF sont des parents qui se forment et se lancent avec passion dans cette aventure. Et qu’ils s’entraident superbement.

Or quand on se lance dans l’instruction, si l’on n’a pas encore d’expérience, le mieux est de suivre un manuel. Pourquoi ? Parce que :

- ce dernier a été établi par des spécialistes du domaine en question,

- est structuré,

- aborde l’ensemble du programme,

- vous économisera du temps de recherche précieux.

Dans ce cas de figure, il est aussi parfois utile d’avoir le guide du maître pour avoir l’explication de la démarche, les ressources complémentaires ou encore les corrigés.

Dans mon expérience d’IEF, je travaille AVEC manuel alors qu’au collège, je travaille bien mieux SANS manuel.

Pourquoi ?

Parce que si le fait d’enseigner les langues m’avantage réellement pour le français par exemple, il n’en reste pas moins :

- que je ne suis pas prof de maths ni spécialiste de toutes les matières. J’ai eu besoin qu’on pense la progression du CP et les activités à ma place.

- j’ai eu besoin d’être guidée pour cette première expérience,

- je n’ai pas le temps de tout concevoir – ni l’envie d’ailleurs : je le fais déjà pour mon travail. Je n’aurai pas de temps à faire des choses aussi jolies que les fichier CP que je me suis procurée.

(Par contre, mes fiches de cours et mes cours numériques feraient pâlir d’envie plus d’un collègue, héhé).

En conclusion : un parent IEF débutant aura tout à gagner à choisir un manuel pour être guidé et avoir la tâche facilitée.

Il sera rassuré aussi par rapport aux programmes.

Mon adage pour les profs en fonction :

Un bon manuel ne remplacera jamais un bon prof.

Mais un bon manuel remplacera toujours un mauvais prof.

CQFD.

La preuve : Tous les parents qui prennent une méthode de lecture syllabique à cause de l’enseignement global ou qui investissent dans une méthode de langue parce que le prof ne tient pas ses classes ou finissent par acheter un anabrevet parce qu’il n’y a jamais eu de remplaçant en maths par exemple.

—-

Cas de l’IEF partielle.

A l’école, votre enfant n’a pas de livre ?

Eh bien, ce n’est pas un problème en soi !

De mon côté, je travaille sans manuel : souvent très fabriqués, avec des textes trop courts, vite passés de mode, avec trop peu d’empan culturel et linguistique, très „saupoudrants“. Il y aurait de nombreuses critiques, mais je tiens à rester neutre.

Néanmoins, travailler sans manuel implique :

- une très bonne connaissance des programmes,

- savoir hierarchiser les attendus et construire une progression,

- avancer de manière structurée et construite, par étapes,

- rechercher des supports adaptés à vos élèves (classe ou groupe, si vous pratiquez la différenciation pédagogique),

- varier les canaux d’apprentissage : des vidéos, des textes à lire, des textes à produire …

- travailler les objectifs et les compétences…

Bref, un sacré boulot.

Tout cela revient à créer vous même un manuel adapté à votre classe.

Et pour arriver à faire cela, il faut … déjà commencer par comprendre comment fonctionne un manuel : le fameux „fil conducteur“ autour duquel tout va s’articuler.

Attention, tous les profs qui travaillent sans manuel ne sont pas consciencieux. J’en ai déjà vu beaucoup qui se contentent d’imprimer des fiches toutes faites par des collègues ou glanées sur des sites d’échanges de prof. Ces mêmes collègues prennent, mais ne donnent jamais rien en retour . Les cours sont peu structurés et vont au gré du piochage sur le net. C’est triste. En général, vous les repérez très vite, même sans être du métier.

Mon avis de mère-enseignante :

J’enseigne sans manuel pour une matière, dans le cas de mon métier. Je ne me vois pas faire cela pour toutes les matières, particulièrement au collège ou au lycée. A l’heure actuelle, si Minimaus était au collège ou au lycée, je prendrai, c’est sûr, des manuels pour beaucoup de matières.

Apprendre à lire en allemand - naissance de la Mamas Schule

2018
06.04

Notre Minimaus se réjouissait et trépignait d’impatience à l’idée d’entrer en CP. Et surtout d’apprendre à lire.

En même temps, elle en avait … très peur aussi. Car dans leur classe double niveau, elle avait eu un aperçu : génial de savoir lire, mais quel boulot !

Bref, à l’époque, je ne voulais pas lui apprendre à lire en français avant le CP car j’avais tout de même espoir et confiance en cette maîtresse bien plus gentille que la première de petite et moyenne section.

Papa Maus a trouvé ce jeu fantastique, au Müller (grand magasin).

Il permet la manipulation des lettres et plein de jeux.

Ainsi est né la Mamas Schule : apprendre à lire en allemand, à la maison, en jouant ensemble.

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Nous avions donc commencé par la méthode syllabique (Silben) et phonème (Anlaut).

Et par … de toutes petites combinaisons.

M (mmmm ne surtout pas dire ème) + A (aaaa) = MA

F (ffffff ne sourtout pas dire “èfe” !) + A = FA

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Il faut savoir qu’apprendre à lire en allemand, c’est assez facile par rapport au français : pas de lettres muettes, pas de combinaisons de lettres tarabiscotées. Non vraiment, on ne vous piège pas : toutes les lettres se prononcent. Et voilà tout.

Voici quelques combinaisons plus difficiles. Ce sont les seules.

AI/EI /IE / AU / EU

Ö/Ü/Ä

La notice à l’attention des parents est très bien faite.
Elle présente l’approche à suivre et une multitude de proposition et de jeux.

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Lesen lernen auf Deutsch - 1. Klasse - Anfänge der Mamas Schule

2018
06.04

Anfänge lesen lernen – Vorschule

Da unsere kleine sich wahnsinnig auf die erste Klasse freute, lesen lernen wollte und davor gleichzeitig große Angst hatte, fingen wir mit diesem Spiel an.

Dieses Spiel hat Papa Maus, ein waschechter Franzose, im Müller entdeckt.

Somit fing Mamas Schule richtig an : wir lernten spielerisch zusammen. Deutsch lesen.

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Da wir nicht der Lehrerin in die Quere gehen wollten, beschlossen wir, die Silben- und Anlautmethode auf Deutsch anzufangen.

Wir fingen mit kleinen Buchstabenkombinationen an :

M (mmmm nicht äm) + A (aaaa) = MA

F (ffffff nicht äf!) + A = FA

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Im Vergleich zu der französischen Sprache ist Deutsch lesen lernen ein … Kinderspiel. Alle Buchstaben werden ausgesprochen, es gibt keine hinterlistige Kombinationen.

Komplizierte Kombinationen gibt es nur sehr wenige.

AI/EI /IE / AU / EU

Ö/Ü/Ä

Und das war’s schon !

Jedenfalls hat dieses Spiel unserer Minimaus sehr gefallen und auch geholfen.

Die Anleitung bietet viele Ideen für Spiele :

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Les débuts de Mamas Schule

2018
06.04

Les débuts de la Mamas Schule furent humbles. Nommer ça “Schule” (école) n’est pas vraiment exact.

Toute chose est-il que Minimaus voulait à tout prix aller dans mon école où on parle en allemand (section) - or ce n’est pas possible : Mama Maus travaille en collège.

Minimaus a toujours aimé aller à l’école, retrouver ses copines, apprendre.

Néanmoins, avec son enseignante de petite et moyenne section, les remarques négatives à propos de notre bilinguisme fusaient. La petite a du le ressentir aussi. Elle a vite perdu pied en terme de capital “confiance” et la peur de ne pas comprendre est arrivée assez vite suite à cette instit.

Bref, à l’aide de petits cahiers d’activités nous avons décidé de prendre les choses en main pour trois raisons :

- que notre fille voit de l’écrit en allemand,

- qu’elle garde ce lien avec ma culture d’origine,

- que, “zut de flûte alors”, cette maîtresse que nous avons SUBI durant deux ans arrête de râler sur notre fille ! Ce n’est pas la fin du monde si à tout juste 3 ans, on a du mal à suivre quelques pointillés !

Minimaus est de fin d’année et cette maîtresse n’avait de cesse de la comparer avec un garçon de la fin du mois de janvier. A ces âges, 10 mois et demi de différence - presque un an sont une différence non négligeable. Ce qu’elle n’a jamais pu nous reprocher : la joie de vivre et la sociabilisation de notre fille.

Néanmoins, sans nous prévenir en amont, elle a marqué dans le bulletin de petite section, 1er semestre. :

“Minimaus ne semble pas à l’aise avec la compréhension de la langue française”.

Si nous parlons l’allemand à la maison, la famille de mon mari est française et nous parlons français avec eux. Pas de souci de communication avec les grands-parents.

J’ai fini par demander l’avis sincère de personnes de mon entourage et de la nounou (française), en leur demandant de ne pas me ménager.

Minimaus est tout à fait normale. Certes, elle a eu jusqu’à durant ses premières années des phases où elle ne connaissait que certains mots dans une langue; suite à cette remarque acerbe nous avons veillé à ce qu’elle maîtrise chaque nouveau mot dans les deux langues.

Puis mon mari et moi avons demandé un rendez-vous auprès de la maîtresse. Rendez-vous qui s’est avéré tendu.

Jusqu’alors, je n’avais jamais mis en avant mon statut d’agrégée, encore moins devant d’autres collègues. J’ai fini par lui faire remarquer que je suis arrivée en France en ayant peut-être moins de bagage linguistique que ma fille, que le bilinguisme est une richesse et que … si j’avais une autre couleur de peau ou s’il s’agissait d’une autre langue, se permettrait-elle ces remarques à la limite du racisme ?

A partir de ce moment, elle n’a plus attaqué sur la langue, du moins pas ouvertement. Si je n’avais pas été du métier, cette femme m’aurait peut-être fait douter, malgré mon parcours de petite franco-allemand.

De plus, cette enseignante notait les fiches d’évaluations des petits par un système de pétales de fleurs. Toute famille le sait 5 pétales x 4 points = 20…

Voilà comment on crée le stress scolaire chez les enfants - et chez les parents - dès l’entrée de maternelle.

Minimaus avait souvent juste un pétale manquant : par oubli du prénom, pour un sticker collé de travers, pour une consigne mal comprise. Inutile de vous dire qu’elle ne la ratait pas !

Donc Minimaus a voulu jouer à l’école à la maison.

Pour avoir des fleurs coloriées en complet, avec 5 pétales s’il vous plaît.  C’est un peu niais, mais cela lui a donné confiance en elle.

A l’époque nous faisions ces petits cahiers d’activité juste pendant les vacances, particulièrement les grandes vacances où j’ai des souvenirs de cela dans l’avion, à l’hôtel ou à la maison, lorsque je faisais de la confiture.

Nous avions acheté nos petits cahiers chez le discounter Penny.

En grande section, Minimaus avait une super compréhension et très bonne maîtrise de la langue. Un enfant bilingue a besoin de plus de temps, mais l’équilibre se fait au bout d’un temps. De plus, sa maîtresse pour les deux années suivantes a été dans le même cas : elle ne parlait qu’alsacien jusqu’à sa scolarisation.  Fini les méchantes remarques !

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