Méthode syllabique

2018
06.17

La méthode syllabique est fort heureusement revenue massivement dans les écoles.

Il y a encore néanmoins quelques gaulois irréductibles qui persistent et signent, comme dans mon village.

Ceci dit, l’enseignante de ma fille a beaucoup de qualités. Et je préfère avoir eu une maîtresse gentille qui lui aura fait aimer les lieux, l’univers scolaire plutôt qu’une femme ou un homme dépourvu(e) de qualités humaines et relationnelles avec les enfants.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai du assurer moi-même lecture, mathématiques et même partiellement écriture (remarqué sur le tard). J’aurai franchement aimé moins de sport et plus de “basique”. Mais une fois que ma fille a su lire couramment et compris le calcul, certains des projets menés par l’enseignante autour de la nature étaient vraiment beaux et ont été un plus. Etant enseignante et connaissant bien les programmes, cette maîtresse aurait été parfaite pour le CE1 : enseignement par tâches complexes, projets, c’est à dire mettre les connaissances rapport les unes les autres comme dans la vraie vie. Mais l’enseignement des fondamentaux n’a pas suivi.

Ce qui est regrettable, c’est que l’enseignante est persuadée que la méthode globale est la bonne alors que presque tous les parents de la classe ont repris la lecture. Ce que je trouve dommage, c’est qu’au fil des discussions entre parents, personne n’osait l’avouer. C’est parce que j’ai commencé par dire avec honnêteté que cette méthode aurait enfermé ma fille dans un échec certain alors qu’elle a appris très vite à lire en syllabique - que les langues se sont déliées. Comme si c’était honteux… J’ai finalement appris que 2 parents, au courant de la méthode (conversations ou un aîné passé chez la maîtresse par le passé) ont carrément appris à lire à leur bambin avant la rentrée.

De mon côté, le démarrage de l’apprentissage de la lecture en allemand à ma fille  au mois d’août s’est avéré la meilleure idée qu’il soit…

Quelle méthode syllabique pour mon enfant ?

Ce qui m’a “sauvée”, c’est que ma Grand-Mère avait gardé mon livre de lecture de CP au grenier et qu’elle me l’a remis en août, bien avant mes recherches. Je n’y croyais pas trop, je l’ai accepté par nostalgie. Eh bien, je n’aurai pas pensé qu’il allait reprendre du service : merci Mamama !

J’ai ensuite démarré avec cette méthode “Mico mon petit ours” directement à la rentrée.

Plus tard, j’ai aussi pris le temps de feuilleter en ligne ou d’aller en magasin, en ville (oui, parce qu’ici, ce sont les champs à perte de vue !)

1. Mico mon petit ours.

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Méthode ancienne, syllabique et progressive avec en plus le mérite de créer une véritable histoire filée dès le départ.

Les critiques de la méthodes syllabiques vous diront qu’avec la syllabique, on a des textes niais. Eh bien soyons francs : ceux proposés par la méthode globale de ma fille étaient encore plus niais ! Avec le vocabulaire étoffé en moins. Entendons-nous : au démarrage d’un apprentissage, on ne peut pas d’emblée proposer la chose la plus difficile qui soit.

Mico est adapté à des enfants de CP. Et l’histoire est intemporelle : Milène et son frère Bruno qui ont un chien, Capi, et des parents qui les aiment.

Dans le tome 2, les enfants partent en vacances à la campagne, chez Papie et Mamie. Un monde bucolique et rassurant.

Des petits contes sont également proposés (Grand-Mère raconte…)

Les images sont tellement vintage que c’en est empreint de poésie. Elles sont très belles et réalisées par Gerda, une illustratrice en vogue dans les années 1960.

Pourtant, j’ai appris à lire avec ce manuel à la fin des années 1980. J’ai eu de la chance : mon frère a essuyé les plâtres de la globale et l’apprentissage fut dur pour lui.

N’allez surtout pas penser que je suis refractaire à tout enseignement moderne : loin de là !

Mon bilan pour un CP 2017 :

  • ma fille a adoré les personnages,
  • nous nous sommes beaucoup identifiés aux personnages, vivant dans un milieu très rural,
  • la construction des apprentissages est progressive et très bien pensée.
  • des activités d’orthographe et dictée sont proposées en parallèle. Nous n’avons pas pu les faire faute de temps, notre IEF partielle n’étant pas extensible. Ma fille était volontaire de faire cela en plus de l’école officielle. Nous avons axé prioritairement sur la lecture et les maths.

Où se procurer Mico mon petit ours ?

Le manuel n’est plus disponible à la vente, c’est une évidence.

Néanmoins, il est téléchargeable en PDF sur le blog “Manuels anciens” au lien suivant : Livrets mico mon petit ours


2. La méthode Boscher.

Un grand classique. Ma Maman m’avait appris à lire les syllabes avec ce livret dit unique des éditions Belin (cliquer sur l’image pour consulter les éditions Belin et l’extrait feuilletable).

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Enfant, je ne l’ai pas aimé du tout. Ma Maman n’avait pas fait la totalité avec moi, juste les bases. Mais cela dépend de chaque enfant… Il faut dire que j’avais aussi plus envie d’aller jouer avec mes nounours à ce moment. Puis j’ai eu au CP une enseignante géniale qui nous a appris à lire avec Mico mon petit Ours” (voir rubrique à part).

Mon avis d’adulte : L’impression globale n’a pas tant changé depuis l’enfance, les arguments si. Je trouve Mico plus progressif et plus plaisant en raison de l’histoire filée. La méthode Boscher est une très bonne méthode, mais j’ai une préférence pour leurs autres produits comme les petits romans, les cahiers variés par thème : lecture, écriture, calcul.

Les plus de la méthode Boscher : Les petits romans “Paco le Pirate” etc… qui nous ont été prêtés. Nous avons juste veillé à ce que Minimaus ait bien vu les différentes syllabes auparavant dans Mico.

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3. Apprendre à lire avec le Bled

Cette méthode est tout à fait correcte.

Cliquez sur l’image pour être redirigé vers le site de l’éditeur et voir un extrait.

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4. La librairie des écoles. Des ouvrages de qualité.

C’est en surfant sur les sites et blogs d’IEF (instruction en famille) que j’ai découvert cet éditeur. Je cherchais d’autres ressources (maths / cahier d’écriture) et en ai profité pour jeter un oeuil sur les méthodes de lectures proposées.

Si je n’avais pas disposé de Mico mon petit ours, c’est indiscutablement l’un de ces deux ouvrages que j’aurai choisi.

Vous avez la possibilité de feuilleter le spécimen intégralement en ligne. C’est un argument également : cela évite un déplacement inutile (et le site dispose d’une boutique en ligne).

Pour ma part, c’est ce qui m’a aussi décidée à acheter certains de leurs produits : feuilleter en ligne l’intégralité du spécimen. J’ai profité d’une sortie en ville prévue pour me le procurer en librairie. Avec la ruralité, je commande assez de choses en ligne. Si je peux encore faire vivre le commerce de proximité, je n’hésite pas !

Pour ma part, j’ai une préférence vers l’ouvrage bleu “Manuel de lecture”, car après la partie apprentissage du code ( = syllabes, phonèmes), des premières histoires et contes sont proposés.

Cliquez sur les vignettes pour être dirigés vers le descriptif du produit et le spécimen feuilletable.

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Mise en garde importante :

Il existe un énorme choix de produits. Vous trouverez certainement chaussure à votre pied car je n’ai de loin pas listé tout ce qui se fait.

Les éditeurs de parascolaire l’ont bien compris : énormément de parents doivent prendre le relai à la maison : mauvaise méthode en classe, enseignants non remplacés dans le 2ndaire.

Beaucoup de méthodes du commerce et de l’étalage parascolaire se prétendent syllabique et beaucoup ne le sont pas vraiment.

J’ai feuilleté “Sami et Julie” et quelle déception : trop de sons vus d’un tenant, des phrases avec des phonèmes ou mots pas encore vus. De la globale mixte en fait !

Même constat pour “Mon gros cahier de lecture” de chez Hatier.

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