Archive for the ‘Formation des parents - pédagogie et didactique’ Category

Apprendre à lire - comment le cerveau fonctionne-il ? Lesen Lernen und Neurologie.


2018
06.17

Voici une conférence tout à fait sérieuse.

Peut-être un peu trop d’ailleurs, j’espère ne pas en effrayer certains au passage. Mais voilà, j’ai un intérêt pour les sciences et la vulgarisation scientifique.

Le but est aussi de créer une rubrique pour les parents souhaitant se former à la didactique et la pédagogique, alors, allons-y!

Dans cette vidéo de 16 minutes, Stanislas Dehaene du Collège de France  explique en quoi les neurosciences aident  à faire avancer les apprentissages : comment fonctionne un cerveau, pourquoi on ne peut pas faire certaines choses avant un âge donné etc. Il explique aussi en quoi la méthode d’apprentissage de lecture dite globale est une erreur basée à l’origine sur des études scientifiques.

Note : l’image n’apporte rien, vous pouvez juste écouter le son en épluchant vos carottes ou passant l’aspirateur.

Conférence de Stanislas Dehaene : cliquez ici !

Conférence Stanislas Dehaenne

Intéressant pour les curieux, pas nécessaire à tout prix.

https://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/_symposium.htm

Deutsche Fassung:

In diesem Video zeigt der französische Forscher Stanislas Dehaenne inwiefern die Wissenschaft, bzw. Neurologie die Lernmechanismen erklären kann. Am Ende des Videos erklärt er auch, dass man nicht alle wissenschaftliche Beiträge pauschal nehmen muss : die globale Methode zum Lesenlernen sei ein Fehler gewesen, der ursprünglich aus der Forschung kam.

Die Bilder haben wenig Sinn, es ist die Verfilmung einer Konferenz. Leider habe ich noch nichts ähnliches auf Deutsch gefunden.

apprendre à lire : comparaison / Lesen lernen: Vergleich


2018
06.13

Voilà un peu, pour donner une idée, la différence entre l’apprentissage global en français et la méthode syllabique en allemand.

Une méthode globale propose d’emblée des textes complexes.

Die globale Lesemethode bietet sofort komplexe Silben an. Beispiel des 2. Lesetexts, wo sich die Schwierigkeiten der französischen Sprache am 2. Schultag schon anhäufen.

Méthode globale de l’école, texte à lire n° 2 : des pluriels, des sons complexes, des lettres muettes (non prononcées).

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Comment reconnaître la méthode syllabique ?

Was ist Silben- und Anlaut-Methode /die Silbenfibel? -> M+I = MI (siehe Bild).

Une méthode syllabique passe par ce qu’on appelle l’apprentissage du code. Par exemple m+i = mi et est progressive en ne proposant que des syllabes qui ont été vues au fur et à mesure des leçons.

(cliquer sur l’image pour consulter le spécimen). Le mot encadré ne relève pas de la globale : tout a été vu auparavant.

silbenschule

abc-der-tiere-neu

Livret choisi par nos soins pour l’allemand. Il pourrait convenir à des CP ou CE1 bilingues.
Ici, le livre en allemand est pour les enfants maîtrisant déjà les syllabes (rappellons que c’est plus simple en allemand). Le découpage syllabique est marqué pour faciliter la lecture, les mots allemands étant beaucoup plus long.

Das deutsche Büchlein könnte auch im Rahmen der erste Klasse (bilingualer Zug) perfekt passen :

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En France, des choses similaires existent : “J’apprends à lire avec Salto”  ou les petits livrets de la méthode Boscher qui sont vraiment très chouettes (Les aventures de Paco et Séverine).

reconnaître la méthode globale - die “globale” Lesemethode erkennen


2018
06.13

Pour des parents, pas facile de reconnaître la fameuse méthode globale qui fait des ravages dans l’apprentissage de la lecture.

Surtout si à la réunion de rentrée, on vous vend la chose en disant :” un départ avec des textes entiers et on fera aussi les syllabes”.

J’avais de suite compris :  ici la globale / ou “mixte” était en vogue.

On la reconnaît ainsi :

Des mots étiquettes à apprendre par coeur, des textes que les enfants vont réciter et ne pas lire.

Et on attend l’opération du Saint Esprit  : le gamin de moins de 6 ans dans mon cas doit deviner tout seul les syllabes, très complexes !

Puis on vous collera de manière clairsemée des fiches syllabes dans un désordre le plus grand.

Ma fille qui avait compris le principe syllabique par l’allemand s’est retrouvée dès la première semaine à confondre “LAPIN” et “PAPILLON” à cause des L, A,P qu’on devait reconnaître dans sa globalité sur des étiquettes.

Voici le 1er texte : des syllabes (phonèmes complexes), des lettres muettes, des marques de pluriel : en 3 lignes on a tous les combos ! Difficile de faire pire.

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Deutsche Fassung - Méthode Globale VERSUS Silbenfibel.

Im Gegensatz zur Anlaut-und Silbenmethode geht es hier um die Wörter in ihrem Ganzen (Globalität) zu erkennen.

Wörter werden mit Hilfe von Etiketts auswendig gelernt. Und irgendwann soll der 5 oder 6-jährige selbst begreifen, wie sich die komplexen Silben in der französischen Sprache ausprechen.

Funktionniert schlecht.

Hier ein Bild vom Text der ersten Woche : komplexe Silben, alles auswendig lernen müssen, Pluralformen die nicht ausgesprochen werden. Das absolute Combo der Schwierigkeiten schon am ersten Tag.

Da hab ich es begriffen: es ist Nonsense. Wir werden üben und auswendig lernen, aber ich mache sofort eine Silben-und Anlaut Methode parallel.

Mein Kind, dass im Sommer schon auf Deutsch begriffen hatte wie es funktionniert, fand das auswendig lernen sehr mühsam.

Instruire son enfant avec ou sans manuel scolaire ?


2018
06.04

La situation d’un parent qui se lance tout juste dans l’instruction d’un enfant (ou des enfants) selon les cas s’apparente un peu à celle du professeur débutant. Sauf qu’il n’a pas de tuteur pour l’aider dans son démarrage.

Néanmoins, j’ai pu constater que les parents IEF sont des parents qui se forment et se lancent avec passion dans cette aventure. Et qu’ils s’entraident superbement.

Or quand on se lance dans l’instruction, si l’on n’a pas encore d’expérience, le mieux est de suivre un manuel. Pourquoi ? Parce que :

- ce dernier a été établi par des spécialistes du domaine en question,

- est structuré,

- aborde l’ensemble du programme,

- vous économisera du temps de recherche précieux.

Dans ce cas de figure, il est aussi parfois utile d’avoir le guide du maître pour avoir l’explication de la démarche, les ressources complémentaires ou encore les corrigés.

Dans mon expérience d’IEF, je travaille AVEC manuel alors qu’au collège, je travaille bien mieux SANS manuel.

Pourquoi ?

Parce que si le fait d’enseigner les langues m’avantage réellement pour le français par exemple, il n’en reste pas moins :

- que je ne suis pas prof de maths ni spécialiste de toutes les matières. J’ai eu besoin qu’on pense la progression du CP et les activités à ma place.

- j’ai eu besoin d’être guidée pour cette première expérience,

- je n’ai pas le temps de tout concevoir – ni l’envie d’ailleurs : je le fais déjà pour mon travail. Je n’aurai pas de temps à faire des choses aussi jolies que les fichier CP que je me suis procurée.

(Par contre, mes fiches de cours et mes cours numériques feraient pâlir d’envie plus d’un collègue, héhé).

En conclusion : un parent IEF débutant aura tout à gagner à choisir un manuel pour être guidé et avoir la tâche facilitée.

Il sera rassuré aussi par rapport aux programmes.

Mon adage pour les profs en fonction :

Un bon manuel ne remplacera jamais un bon prof.

Mais un bon manuel remplacera toujours un mauvais prof.

CQFD.

La preuve : Tous les parents qui prennent une méthode de lecture syllabique à cause de l’enseignement global ou qui investissent dans une méthode de langue parce que le prof ne tient pas ses classes ou finissent par acheter un anabrevet parce qu’il n’y a jamais eu de remplaçant en maths par exemple.

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Cas de l’IEF partielle.

A l’école, votre enfant n’a pas de livre ?

Eh bien, ce n’est pas un problème en soi !

De mon côté, je travaille sans manuel : souvent très fabriqués, avec des textes trop courts, vite passés de mode, avec trop peu d’empan culturel et linguistique, très „saupoudrants“. Il y aurait de nombreuses critiques, mais je tiens à rester neutre.

Néanmoins, travailler sans manuel implique :

- une très bonne connaissance des programmes,

- savoir hierarchiser les attendus et construire une progression,

- avancer de manière structurée et construite, par étapes,

- rechercher des supports adaptés à vos élèves (classe ou groupe, si vous pratiquez la différenciation pédagogique),

- varier les canaux d’apprentissage : des vidéos, des textes à lire, des textes à produire …

- travailler les objectifs et les compétences…

Bref, un sacré boulot.

Tout cela revient à créer vous même un manuel adapté à votre classe.

Et pour arriver à faire cela, il faut … déjà commencer par comprendre comment fonctionne un manuel : le fameux „fil conducteur“ autour duquel tout va s’articuler.

Attention, tous les profs qui travaillent sans manuel ne sont pas consciencieux. J’en ai déjà vu beaucoup qui se contentent d’imprimer des fiches toutes faites par des collègues ou glanées sur des sites d’échanges de prof. Ces mêmes collègues prennent, mais ne donnent jamais rien en retour . Les cours sont peu structurés et vont au gré du piochage sur le net. C’est triste. En général, vous les repérez très vite, même sans être du métier.

Mon avis de mère-enseignante :

J’enseigne sans manuel pour une matière, dans le cas de mon métier. Je ne me vois pas faire cela pour toutes les matières, particulièrement au collège ou au lycée. A l’heure actuelle, si Minimaus était au collège ou au lycée, je prendrai, c’est sûr, des manuels pour beaucoup de matières.